Culture de Merde !

Lundi 16 février 2009
Je parie que l'espace d'un instant, tu y as presque cru ! Tu t'es dit "Avec son discours gonflé à bloc comme les pecs de Batista, il serait bien foutu de nous pondre un article par jour, le petit juif !". Bon, t'emballes pas, gadjo hein. Certes, I want to break free, the show must go on, et we will rock you ! Mais un article par jour, c'est quand même un rythme de travailleur clandestin ! Et je ne mange pas de ce pain là ! Accessoirement, le fait est que j'accueille depuis samedi une amie, et que ces bêtes là, faut les divertir ! Mais tu vois, je suis trop bon, je pense aussi à toi, et donc, je te ponds un petit article qui fera office de séance de rattrapage pour tous ceux qui se sont un jour posé ces questions en lisant ce blog : "Pourquoi Monde de Merde ?" "D'où lui vient le nom Abitbol ?" "Pourquoi c'est pas banal ?".

En gros, te parler un peu de La Classe Américaine, bonhomme.



C'est l'histoire de Georges Abitbol, l'Homme le Plus Classe du Monde. Alors qu'il traversait tranquillement les eaux de l'atoll de Pom Pom Galli à bord de son paquebot, une tempête fait rage, et Georges est retrouvé agonisant sur le pont. Articulant difficilement les mots "Monde de merde !", il s'éteint dans les bras d'une de ses nombreuses conquêtes. La nouvelle fait l'effet d'une bombe, et un duo de journalistes intrépides, Peter et Steven, se voient confiés la difficile tâche d'expliquer les dernières paroles du sex symbol. Aidés par le charismatique Dave, ils partent à la recherche de tous ceux qui ont connu de près ou de loin Georges Abitbol, et recueillent des témoignages poignants. De son passage au Tekzas, où des personnes gentilles (et pas homosexuelles) tentèrent de lui remonter le moral, à sa tumultueuse vie amoureuse, la vie de l'Homme le Plus Classe du Monde nous est révélée. Mais entre deux Ouiches Lorraines et des multiples déguisements, nos héros vont découvrir une vérité pas banale !

Ce flim au scénario assez hétéroclite où l'on retrouve les plus grands noms du cinéma américain (John Wayne, Robert Redford, Dustin Hoffman etc …) a été réalisé par les équipes de Canal + à l'occasion de l'anniversaire des 100 ans de la Warner Bros. On leur confia la mission de concevoir un petit film promotionnel pour la fameuse maison de production, et pour ce faire, ils pouvaient piocher des extraits dans l'ensemble des films produits par la boite. Mais c'était sans connaitre l'esprit rebelle de Canal (ah, le bon vieux temps …) qui détourna les films en question pour monter un long-métrage parodique, qui abordait les thèmes très sérieux qu'étaient l'homosexualité des cowboys, l'éternel combat contre les animaux préhistoriques partouzeurs de droite, et la difficulté d'être Juif-Arabe dans le Far-West. Oui oui, c'est du grand n'importe quoi, mais c'est une ressource quasi-inépuisable de répliques cultissimes, avec des rebondissements, et même Julien Lepers en guest-star.

Mais comment se fait-il que ce ne soit connu que de quelques geeks élus ? Tout simplement parce que ca n'a été diffusé que deux fois à la télé, et qu'aucune version cassette ou DVD n'a été crée … Jusqu'à l'avènement d'internet. Des fans du film ont commencé à mettre leur VHS rippées en téléchargement, mais c'était sans compter les psycopathes qui se sont amusés à "remasteriser" les vidéos pour en faire un DVD classe, avec en bonus l'autre détournement bien célèbre de Canal + : "Derrick contre Superman". Mais la palme du génie revient à ce site, où un homme sévèrement burné s'est carrément amusé à faire l'inventaire de toutes les scènes utilisées dans le flim, pour acheter ceux dont elles sont tirées en DVD et remonter entièrement le Grand Détournement avec ces sources next-gen. Il y est presque, même si il lui manque encore quelques sources, et qu'une putain de pendule demeure introuvable.

Tout ca pour te dire que si tu suis mon blog depuis ses débuts et que tu n'a pas vu ce flim, tu as du rater pas mal de vannes. En clair, la Honte est sur toi. Plus tard, tes enfants se foutront de ta gueule, et les gens refuseront de t'employer. Si tu veux retrouver un semblant de dignité, tu peux commencer par jetter un oeil aux quelques vidéos qui rôdent sur Youtube ou Dailymotion, ou mieux : partir à la recherche du DVD de fan sur ta plate-forme de téléchargement préferé, et découvrir la réponse à toutes tes interrogations les plus intimes. Et surtout à la question du titre.

Je préfère partir plutôt qu'd'entendre ça, plutôt qu'd'être sourd.
Par Tetora Abitbol
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Samedi 13 décembre 2008


Are you ready ? I said "Are you Ready ?"

Alors place aux réjouissances.

Il fallait que je parle de ma nouvelle source de divertissement du moment. Alors comme d'hab je débarque 50 ans après la guerre, tout le monde a déjà fait ça et est passé à autre chose, mais je suis comme ça moi. J'aime bien découvrir les trucs en retard. Ce truc fabuleux qui rythme nos fins de semaines à Jess et à moi, ces émissions qui valent mieux que Star Academy et Le Plus Grand Cabaret du Monde réunis ...

C'est CATCH ATTACK sur NT1 !

Eh ouais baby, du bon vieux Catch de derrière les fagots. Alors c'est quoi exactement l'interet ? Déjà bon, je te vois venir, tu vas me dire : ouais c'est de la merde, c'est du cinéma, ils portent pas les coups, Batista c'est une lopette ...

Ok, ok ...

Parce que genre, quand toi tu vas voir Rambo au ciné, tu crois qu'il butte vraiment les trois quarts de l'armée Birmane ? Tu crois que dans la vie, Toby McGuire lance des toiles d'araignée ? ... Ah oui, tu crois ça ... Autant pour moi alors.

BIEN SUR que le catch, c'est mis en scène ! C'est un show en live, sauf qu'au lieu de voir quatre tantouzes danser Paris Latino, on a des boeufs taillés dans la roche qui se foutent des pains et qui se font des coups bas. Alors ca peut paraître basique dit comme ça, mais en même temps, c'est bien plus classe que la grosse majorité de merde qu'on peut voir à la télé en ce moment ! Je préfère scotcher sur l'entrée morbide et classieuse de l'Undertaker que d'entendre les vannes moisies du non moins moisi Cauet.

Bon, comme j'aime à faire partager mes passions aux gens, je vais essayer de t'offrir ma vision du catch, afin que tu comprennes bien ce qui me plaît la dedans.

J'ai mis du temps à trouver l'analogie qui expliquait le mieux tout ça, sans doute parce que je suis un peu con vu à quel point c'est évident.

Je t'explique : dans le Catch, tu as déjà les catcheurs. Une belle brochettes de combattants avec chacun leurs gabarit (ca va du géant de 2m20 au Minimoi de 1m), leur attitude (Edge, l'Ultimate Opportunist a pour spécialité de voler les victoires des autres tandis que John Morrison arrive sur le ring dans un manteau de fourrure, beau gosse style), et leurs coups spéciaux chacun. Tous ces catcheurs sont soit du côté Gentil (on parlera de Face) ou Méchant (les Heels), certains mêmes sont de leur propre côté ! Chaque semaine, des intrigues les lient les uns aux autres, ils s'aident, se foutent sur la gueulent, se trahissent, se roulent des pelles ... Et puis il y'a les Nanas ! A une ou deux exceptions près, chaque Diva de la WWE pourrait se tourner vers une carrière de mannequin ou d'actrice porno (n'est-ce pas, Candice Michelle ?). Enfin, chacuns de leur combat enchaine des coups à la manière d'une chorégraphie, l'un prend alternativement le dessus sur l'autre, et le public sait quel coup va utiliser le champion pour achever son adversaire.

Ca ne te rappelle rien, tout ça ? Non ? Alors imagine que tout ça ne soit pas réalisé par des personnes réelles, mais par des personnages de mangas.

Eh ouais, le Catch, c'est ni plus ni moins qu'un Shonen qui pue mille fois plus la classe que tous les DBZ ou les Bleach du monde. Je t'encourage franchement à regarder une fois dans ta vie un épisode de Smackdown ou de Raw (tiens bah c'est ce soir a 20h45 sur NT1), pour te faire ta propre idée, mais si même ma misanthrope de colloc s'est mise à apprécier, c'est qu'il y'a du bon dans ces gens là !

C'est décidé, moi aussi je vais faire du muscle ! Et qui sait, peut être qu'un jour ...

Par Tetora Abitbol
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Samedi 19 juillet 2008
Les Français parlent aux Français ! Mais aussi aux chinois, aux belges, et aux Glaburtziens ! Bref c'est une annonce cosmo-planétaire que je fais ce soir, sachant que d'ici dimanche soir, vous l'aurez dans le cul.

- Si tu aimes Joss Whedon (le créateur de Buffy pour les incultes),

- Si tu as aimé l'épisode comédie musicale de Buffy (série à revoir en V.O si tu es resté sur la sale impression de l'époque M6),

- Si tu es quand même un minimum anglophone (désolé, y'a pas de sous-titres),

- Si tu veux aider à prouver au monde qu'on peut faire des putains de série avec peu de moyens, et les diffuser gratuitement sur le net,

- Si tu trouves les Super-villains plus sympas que les Super-héros,

Alors clique vite là :



Tu as jusqu'à demain soir pour découvrir ce petit chef d'oeuvre en trois actes, après quoi ca deviendra payant. C'est simple, c'est efficace, c'est drole, c'est beau, c'est auto-produit ... mais bon, auto-produit par Joss Whedon, quoi. Et surtout fait passer le mot si ca t'a plu. Et même si ca t'a pas plu d'ailleurs, petit saloupiaud.

Voila, et quand t'as fini de regarder ça, tu prends ta tisanne, tu vas faire ton popo, tu regardes Arrested Development et tu vas te coucher !
Par Tetora Abitbol
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Jeudi 13 mars 2008
Parce que l'égocentrisme, c'est drole, mais pas tout les soirs, j'ai décidé de faire un article sur un truc que j'aime bien. Ce soir, une fois n'est pas coutume, ce sera un anime. Que dis-je !  Un chef d'oeuvre. En fait il s'agit de mon anime préferé, celui qui m'a ammené il y'a 4 ans à replonger dans la culture du Manga. Je veux bien entendu parler de Cowboy Bebop.

Cowboy-Bebop.jpg
Alors koikoukess Cowboy Bebop ?
C'est un genre de Melting Pot gigantesque des genres, du Space Opera au Western en passant par les films de Kung Fu et les Films Noirs. Ce mélange pas banal, crée en 98 par Shinichiro Watanabe, à qui on doit également le tout aussi excellent Samurai Champloo. Bref résumé de l'histoire, que j'avais jadis réalisé pour un ancien site perso.

2071. Le monde tel que nous le connaissons n'existe plus. La course à la Conquête Spatiale a pris une ampleur considérable. La plupart des planètes et des astéroïdes ont été Terraformées, c'est-à-dire modifiées de manière à être habitables pour l'espèce humaine. Les vols Mars-Jupiter sont maintenant aussi courants qu'un aller-retour Paris/New York, et ce grâce aux Gates, sortes d'autoroutes de l'espace, qui permettent d'entrer dans un espace à phase différenciée, et de se déplacer aussi vite que la lumière. Mais un bug dans une de ces Gates a causé la destruction de la Lune , entraînant sur Terre une pluie continuelle de comètes qui rend la vie difficile pour ne pas dire impossible aux derniers habitants qui restent vivre là bas. Même si l'incident a été majeur, il n'a pas empêché les Hommes de continuer leur expansion.

Chaque planète abrite en ses cratères des villes semblables à celles que nous connaissons, avec leurs bars, leurs parcs, leurs habitants, mais aussi leurs malfrats en tous genre. Car comme toute médaille, la vie en 2071 a son revers : un taux de criminalité perpétuellement en hausse. La police de l'Espace, l'ISSP, ne pouvant pas à elle seule maintenir l'ordre, les autorités ont décidé de rétablir le bon vieux système utilisé 200 ans auparavant : les primes. Et c'est ainsi que réapparurent les Cowboys, chasseurs de primes vagabondant d'une planète à une autre à la recherche d'un bandit à mettre sous les verrous pour gagner un peu (voire beaucoup) d'argent.

C'est dans ces circonstances que l'on fait la connaissance de Jet Black, ancien membre de l'ISSP devenu chasseur de primes et capitaine du Bebop, un vieux vaisseau de pêche retapé par ses soins. A ses côtés, le protagoniste principal de l'Anime, Spike Spiegel, aventurier nonchalant dissimulant derrière son air tranquille des capacités de combat exceptionnelles, mais aussi un passé nébuleux. Ils naviguent au gré des primes qui s'offrent à eux, croisant bientôt la route de la belle Faye Valentine, une femme dont le charme n'a d'égal que la ruse et la cupidité, et par Ed, une fillette de 13 ans complètement déjantée mais néanmoins hackeuse de génie, sans oublier Ein, un chien supérieurement intelligent à qui il ne manque que la parole. Leurs périples sera jalloné d'aventures tantôt drôles, tantôt sombres, et Spike devra faire face aux fantômes de son passé, en la personne de Vicious, un tueur froid et sanguinaire, et Julia, une figure mystérieuse qu'il poursuit sans relache.

Voila pour l'histoire. Mais en fait, l'histoire, c'est pas le gros de cet anime. C'est une question d'ambiance. Et la, autant te dire que pour te décrire l'atmosphère si particulière de Cowboy Bebop, je vais jongler ma race. Déjà, je crois que le point important à souligner, c'est que malgré le contexte futuriste du scénario, il ne s'agit pas là d'un Star Trek. Cette série est en fait un perpétuel hommage à la culture américaine (si si, ça existe). Je ne te parle pas de Evanescence ou de Jerry Springer, non non. Là, ça va plutôt chercher dans les années 40-50, en regle générale. On retrouve beaucoup de trames tirés de films de cette époque, avec des décors tels que des casinos, des bars fréquentés par des portes-flingues, ou des ruelles sombres.

Cette ambiance, on la doit a 90% à la sublime bande originale de la série, entièrement composée par Yoko Kanno. J'ose même pas me demander combien de fois j'ai fait tourné les albums en boucle dans ma playlist. Contrairement à d'autres animes où la musique se contente d'accompagner l'action, ici, elle la porte, elle la dirige. Je dirais même qu'elle est tout aussi importante que l'action en elle même. D'ailleurs, la musique est un motif récurrant dans la série, chaque épisode étant baptisé Session, et portant le titre d'un genre de musique, ou parfois même un titre de chanson ("Bohemian Rhapsody").

L'autre point positif tient en ce fameux Melting Pot que j'ai évoqué plus tôt. En effet, on trouve de tout dans Cowboy Bebop ! Difficile de citer un épisode "référence" tant ceux-ci se suivent sans se ressembler. Certains, comme "Jupiter Jazz" nous plongerons dans une ambiance mélancolique, tandis qu'avec "Mushroom Samba", on assistera a un grand n'importe quoi, et "Pierrot le Fou" quand à lui nous fera limite flipper avec son côté glaucque.

Je vais pas continuer parce que cet article est déjà long. Et parce que même si ça fait bateau, en parler ne sert à rien : il faut voir cet anime pour en saisir le génie. Fais-toi au moins les cinq premiers épisodes. Ca te prendra une heure et demie. Et si tu aimes pas, continue jusqu'au 9, à l'arrivée de Ed. Et si ca te plait toujours pas, je te rembourse en charettes de bouse. Mais franchement ca m'étonnerait. Cette série, c'est un peu ce que le manga a de meilleur a offrir. C'est comme Metal Gear pour les jeux vidéos. Ou Nerdz pour les séries télé. Ou John Rambo pour les films.

Je m'égare. Le temps est venu pour moi d'aller continuer mon odyssée funky de l'espace !

SEE YOU, SPACE COWBOY !
Par Tetora Abitbol
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Mardi 15 janvier 2008
Bon déjà y'a des gens qui m'ont dit que dans mon précédent article, j'étais pas clair.  Donc pour les attardés mentaux dans leur genre, je m'explique :
NON mon article précédent n'était pas juste un prétexte pour me foutre à poil sur une photo,  ca avait pour but d'annoncer mon acquisition d'un nouveau PC qui roxxe sa grand mère sur un skate-board. J'ai baptisé ce PC DougDoug, pour des raisons politiques. Voila.

Un des grands avantages qu'il y'a à avoir un PC avec un proc Quad Core, 4000 MO de RAM, et une carte graphique dernier cri, c'est qu'on peut jouer à des jeux qu'on aurait jamais esperé faire tourner y'a encore deux jours. D'ailleurs, le jeu sur PC, moi j'étais pas fondamentalement pour. Je me rends compte que je disais ça parce que je pouvais pas faire tourner de jeux qui crachent sur mon PC.

J'ai donc foncé acheter la Orange Box de Valve dès mon arrivée à Besançon, et là, j'ai craqué pour un jeu absolument fascinant, le bien-nommé Portal. Le concept est simple : tu dois progresser dans différentes salles de test à l'aide d'une arme capable de générer des portails reliés l'un à l'autre. Ca parrait tout con dit comme ça, mais de ce principe minimaliste résulte des tonnes de situations et chaque pièce devient alors un casse-tête géant dont la clé n'est pas toujours aussi évidente qu'on ne le croit.

Mais en dehors du gameplay, ce qui est génial dans Portal, c'est l'ambiance. On retrouve l'humour cynique et noir que Valve distille dans les Half-Life. Ajoute à ça l'atmosphère ultra froide des laboratoires d'Aperture Science, et surtout GLaDOS, l'AI qui guide le joueur à travers les différentes salles, et on a un titre culte. Les dialogues sont une petite merveille de glaucque, tu as vraiment l'impression d'être un rat de laboratoire qui se fait manipuler du début à la fin, mais tu peux pas t'empecher de te marrer. Et la fin du jeu est ... juste délirante.

Voila, tu l'as compris, je te recommande ce jeu. Alors sors toi les doigts du cul, va te laver les mains, et va acheter la Orange Box. Ca vaut le coup, t'as 5 jeux complets pour 50€. Et en plus dans ces jeux, y'a Portal. Et Portal, c'est bien. Et si tu l'achètes, tu auras le droit à une part de gâteau. Ah ah.
Par Tetora Abitbol
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Dimanche 11 novembre 2007
Alors y'a des gens, des fans, qui me suivent depuis mes débuts, qui vont me gueuler dessus en me disant "OUIIIIII, c'est d'la MEEEEEERDE, tu recycles tes vieux articles ! T'es qu'un enculeur de poule !".
Il se trouve que la saison 3 d'une de mes séries humoristiques préferées bat son plein en ce moment, et qu'il y'a quelques mois, j'avais fait un article dessus dans feu mon Skyblog. Comme cette série est ma principale source d'inspiration en matière de conneries à dire, j'ai envie de te la faire connaitre. Alors à tous ceux qui trouvent que réutiliser des vieux articles, c'est pas lol, je vous renvoie à mon article précédent et au symbole que nous avons remis au gout du jour mes amis et moi.

Maintenant, laisse moi te parler d'un univers impitoyable ...
 

La richissime famille Montgomery est en deuil. Doug, patriarche et fondateur de la prestigieuse compagnie de Cosmétiques Montgomery International, est décedé de la mort. Resté à son chevet jusqu'à la fin, son fils Brett, séduisant médecin (et ex-gynécoloque au Vietnam), n'a rien pu faire pour le sauver, et ce malgré la présence de sa plantureuse fiancée, Criquette Rockwell, qui pourtant parlait italien ! Cette mort remet en question l'avenir de la société, dont le poste de directeur est l'objet de bien des convoitises. En effet, Brett voit revenir au Manoir de St Andrews, la demeurre familiale, son frère jumeau maléfique Brad et ses pantalons de cuir. Sans parler de Ridge Taylor, reporter vedette d'Info Action 24 Barre Oblique 7, et ancien fiancé de Criquette, toujours amer de cette rupture qu'il ne comprend pas. Cela dit, il ne comprend pas grand chose. Et bien évidemment, la présence d'une servante tout juste bonne à se faire frapper, d'un Révérand castré ou d'un policier rebelle aux méthodes peu orthodoxes ne faciliteront pas la compréhension de l'histoire.

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Cette histoire, qui peut sembler tirée tout droit d'un épisode des Feux de l'Amour (un jour ou les scénaristes auraient confondu le sucre en poudre par une substance illicite se terminant par caïne) est en fait celle d'une série québecquoise parodique, intitulée Le Coeur A Ses Raisons, que j'ai découvert une fois de plus grace à ma partner in crime, que nous nommerons Roger pour des questions d'hygiène. Le Coeur A Ses Raisons, c'est un peu comme si Amour, Gloire et Beauté rencontrait les Monty Pythons, le tout saupoudré d'un p'tit accent qui vint ben droit du pays d'la snow et des cariboux, calisse. Le concept est né en 2001 lors d'un talk show tout aussi québecquois présenté par Marc Labrèche, un des interprètes principaux de la série. Il s'agissait alors de pastilles de courte durée mettant en scène la vie de la famille Montgomery and Co. Devant le succès que rencontrèrent ces sketchs, Marc Brunet, l'auteur, décide d'en faire une véritable série télé, et ainsi naquit par un beau matin de 2005 Le Coeur a Ses Raisons.

Scénaristiquement parlant, si la série suit bien évidemment les terrrrribles mésaventures de nos héros, cela reste avant tout un prétexte a une suite de situations completement barrées, et on se retrouve plongé dans un humour totalement débile qui nous rapelle avec un p'tit brin de nostalgie La Cité de la Peur, ou encore Hot Shots 2 ... Ajoutons à cela le côté parodique des soaps américains, et ses clichés qui sont ici mis en avant : le coup du héros et de son frère jumeau maléfique interpretés par le même acteur, les flashbacks a outrance dans leur flash de lumière blanche, les gens qui réfléchissent en voix off ... Tout y passe, et on en redemande. Et le pire dans tout ça, c'est que malgré le délire total des scénarios, on en arrive quand même à vouloir savoir qui peut bien être le mystérieux assaillant de Criquette, ou est-ce que Brenda va parvenir a prendre le controle de la Montgomery Internationale ?

A ce propos, parlons un peu des personnages. En tête d'affiche figure donc le Dr Brett Montgomery, mais aussi son frère, le diabolique Brad Montgomery et sa moustache, sans oublier leur soeur, la vénéneuse Brenda Montgomery, créature dont la beauté n'a d'égal que la classe. Tous les trois sont joués par Marc Labrèche, et la performance est assez sidérante : au bout de quelques épisodes, on a vraiment l'impression d'avoir affaire  à trois personnes différentes ! Idem pour Criquette Rockwell, reporter et bisinesse woman dont l'accent québecquois ressort de temps a autres (lorsqu'elle parle par exemple de ses dins), et sa soeur jumelle Aaaaashley, infirmière diplomée à gros lolos et à petite cervelle, qui sont jouées par la comédienne Anne Dorval. Les autres personnages incontournables sont bien évidemment Madge, la bonniche qui s'en prend plein la gueule pour pas un rond ; le mesquin Ridge Taylor, le présentateur télé sans scrupules ; Crystale, mère botoxée à l'extreme des triplés Montgomery ; Lewis, maitre d'hotel dépressif au seul restaurant de St Andrews : le Royal Coconut Grill Club ; le Révérand Mc Dougall, ami de la famille et grand médiateur pour couples en difficulté ; ou encore la vilaine Becky Walters, femme de Brad, et concurrente des Montgomery.
A noter également la présence de quelques guest-stars connues, telles que Anthony Kavanagh, Stéphane Rousseau (dans le rôle de l'aventurier Bo Bellingsworthhhh) et Isabelle Boulay.

Malheureusement pour nous, pauvres pauvres européens, cette somptueuse série n'existe à l'heure actuelle qu'en DVD zone 1(Canada et Etats-Unis). C'est pour ça que je t'invite à la découvrir via les extraits de Youtube où par d'autres moyens que la loi m'empêche de citer ici (mais enfin merde, comment on fait quand on peut pas les voir autrement hein ???). Un petit espoir du côté de M6 qui aurait apparament acheté les épisodes pour une diffusion (en VO !) en France. Guette ton programme télé, on sait jamais.

Pour conclure, en résumé, Le Coeur a ses Raisons, c'est une vanne toute les 10 secondes, des acteurs qui déchirent, des décors réalisés par JC Perrault, des chansons sur les pichets, des photos de chameau, des chaussures en pastèque, un Petit Boubou, des entrées remarquées, des fourre-touts virils, des solides papiers-mouchoirs, des coups de pelle gratuits, des gens qui ne sont pas chinois, des chiffres entre 1 et 10, des répondeurs diaboliques, du Punch de Naël, des MARACASSSSSSS, des bruits de bouche, mais aussi un chien nommé Flatsy.

- Monsieur ...
- Quoi ?
- C'est votre frère !
- ... MENSONGE ! Ce n'est pas mon frère, c'est un téléphone !
- ... C'est votre frère, au téléphone !
- ... Fallait le dire ...

.: Brett Montgomery et Madge, "La Mort de Doug" [1x01] :.
Par Brett Montgomery, Esclave du Rythme
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Ah, c'est pas banal, ça ...

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