C'est un genre de Melting Pot gigantesque des genres, du Space Opera au Western en passant par les films de Kung Fu et les Films Noirs. Ce mélange pas banal, crée en 98 par Shinichiro Watanabe, à qui on doit également le tout aussi excellent Samurai Champloo. Bref résumé de l'histoire, que j'avais jadis réalisé pour un ancien site perso.
2071. Le monde tel que nous le connaissons n'existe plus. La course à la Conquête Spatiale a pris une ampleur considérable. La plupart des planètes et des astéroïdes ont été Terraformées, c'est-à-dire modifiées de manière à être habitables pour l'espèce humaine. Les vols Mars-Jupiter sont maintenant aussi courants qu'un aller-retour Paris/New York, et ce grâce aux Gates, sortes d'autoroutes de l'espace, qui permettent d'entrer dans un espace à phase différenciée, et de se déplacer aussi vite que la lumière. Mais un bug dans une de ces Gates a causé la destruction de la Lune , entraînant sur Terre une pluie continuelle de comètes qui rend la vie difficile pour ne pas dire impossible aux derniers habitants qui restent vivre là bas. Même si l'incident a été majeur, il n'a pas empêché les Hommes de continuer leur expansion.
Chaque planète abrite en ses cratères des villes semblables à celles que nous connaissons, avec leurs bars, leurs parcs, leurs habitants, mais aussi leurs malfrats en tous genre. Car comme
toute médaille, la vie en 2071 a son revers : un taux de criminalité perpétuellement en hausse. La police de l'Espace, l'ISSP, ne pouvant pas à elle seule maintenir l'ordre, les autorités
ont décidé de rétablir le bon vieux système utilisé 200 ans auparavant : les primes. Et c'est ainsi que réapparurent les Cowboys, chasseurs de primes vagabondant d'une planète à une autre à
la recherche d'un bandit à mettre sous les verrous pour gagner un peu (voire beaucoup) d'argent.
C'est dans ces circonstances que l'on fait la connaissance de Jet Black, ancien membre de l'ISSP devenu chasseur de primes et capitaine du Bebop, un vieux
vaisseau de pêche retapé par ses soins. A ses côtés, le protagoniste principal de l'Anime, Spike Spiegel, aventurier nonchalant dissimulant derrière son air tranquille des
capacités de combat exceptionnelles, mais aussi un passé nébuleux. Ils naviguent au gré des primes qui s'offrent à eux, croisant bientôt la route de la belle Faye Valentine, une
femme dont le charme n'a d'égal que la ruse et la cupidité, et par Ed, une fillette de 13 ans complètement déjantée mais néanmoins hackeuse de génie, sans oublier Ein, un chien
supérieurement intelligent à qui il ne manque que la parole. Leurs périples sera jalloné d'aventures tantôt drôles, tantôt sombres, et Spike devra faire face aux fantômes de son passé, en la
personne de Vicious, un tueur froid et sanguinaire, et Julia, une figure mystérieuse qu'il poursuit sans relache.
Voila pour l'histoire. Mais en fait, l'histoire, c'est pas le gros de cet anime. C'est une question d'ambiance. Et la, autant te dire que pour te décrire l'atmosphère si particulière de
Cowboy Bebop, je vais jongler ma race. Déjà, je crois que le point important à souligner, c'est que malgré le contexte futuriste du scénario, il ne s'agit pas là d'un Star Trek. Cette série est
en fait un perpétuel hommage à la culture américaine (si si, ça existe). Je ne te parle pas de Evanescence ou de Jerry Springer, non non. Là, ça va plutôt chercher dans
les années 40-50, en regle générale. On retrouve beaucoup de trames tirés de films de cette époque, avec des décors tels que des casinos, des bars fréquentés par des
portes-flingues, ou des ruelles sombres.
Cette ambiance, on la doit a 90% à la sublime bande originale de la série, entièrement composée par Yoko Kanno. J'ose même pas me demander combien de fois j'ai fait tourné les
albums en boucle dans ma playlist. Contrairement à d'autres animes où la musique se contente d'accompagner l'action, ici, elle la porte, elle la dirige. Je dirais même qu'elle est tout aussi
importante que l'action en elle même. D'ailleurs, la musique est un motif récurrant dans la série, chaque épisode étant baptisé Session, et portant le titre d'un genre de musique, ou parfois même
un titre de chanson ("Bohemian Rhapsody").
L'autre point positif tient en ce fameux Melting Pot que j'ai évoqué plus tôt. En effet, on trouve de tout dans Cowboy Bebop ! Difficile de citer un épisode "référence" tant
ceux-ci se suivent sans se ressembler. Certains, comme "Jupiter Jazz" nous plongerons dans une ambiance mélancolique, tandis qu'avec "Mushroom Samba", on assistera a un grand n'importe quoi, et
"Pierrot le Fou" quand à lui nous fera limite flipper avec son côté glaucque.
Je vais pas continuer parce que cet article est déjà long. Et parce que même si ça fait bateau, en parler ne sert à rien : il faut voir cet anime pour en saisir le génie. Fais-toi au moins les
cinq premiers épisodes. Ca te prendra une heure et demie. Et si tu aimes pas, continue jusqu'au 9, à l'arrivée de Ed. Et si ca te plait toujours pas, je te rembourse en charettes de bouse. Mais
franchement ca m'étonnerait. Cette série, c'est un peu ce que le manga a de meilleur a offrir. C'est comme Metal Gear pour les jeux vidéos. Ou Nerdz pour les séries télé. Ou John Rambo pour les
films.
Je m'égare. Le temps est venu pour moi d'aller continuer mon odyssée funky de l'espace !
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