Avant-propos : J'avais prévu de poster cet article le lendemain du précédent, mais je n'avais pas prévu qu'entre mon travail et Resident Evil 5 ... oui bon surtout Resident Evil 5, j'aurais
mieux à faire. Donc quand je dis hier dans l'article, c'est pas hier. La flemme de changer. Bref ...
Lecteur, lectrice, l'heure est grave.
On va changer un peu nos dernières habitudes d'articles sentant bon la gaudriole et la fête du slip, pour faire quelque chose de vraiment sérieux pour une fois.
Hier, en achetant la nouvelle reine de mes nuits, ma splendide Xbox 360 Elite Collector Rouge (qui rappelons le histoire de bien en remettre une couche, ne m'a rien coûté (oui, parce qu'une PS3, ca
ne vaut rien, on est d'accords)), je me suis pris une méga claque dans la gueule, assortie d'une grosse remise en question, que je vais conclure dans cet article sur un énorme Mea Culpa.
Remontons environ un an en arrière, à l'époque où je travaillais pour un célèbre revendeur de jeux vidéos dont cette fois, j'aurai l'intelligence de taire le nom. Si à l'époque tu me lisais déjà,
tu te souviens sans doute d'un article que j'avais écris avec la fureur qui me caractérise, et où mon ancienne patronne en prenait littéralement plein la gueule. Tu te souviens aussi de la relation
tumultueuse que j'avais avec ladite personne, qui me permettait d'en remettre une couche à chaque fois. Si tu ne te souviens pas de tout ça, dommage, puisque l'article n'existe plus.
En effet, hier donc, en allant acheter MA XBOX ELITE COLLECTOR RESIDENT EVIL ROUGE QUI A TROP LA CLASSE (pardon), je me suis retrouvé pour la première fois depuis un an face à face avec mon
ancienne patronne. Et de ce face à face, je ressors un petit peu honteux.
Ca a commencé par un échange de petites remarques acerbes, qui ont rembrayées directement sur les bons vieux souvenirs du passé, le ton a monté, on a commencé à se prendre un peu le bec. C'est la
que j'ai découvert une chose que je soupçonnais déjà, à savoir que mon article avait fait le tour non seulement du magasin mais aussi de légèrement plus haut. Premier Mea Culpa : ma mère avait
raison. Tout se lit sur l'internet, et il eut été intelligent de fermer ma gueule. Je suis une grosse buse. Passons.
Je quitte le magasin sur cette note assez discordante. Heureusement (ouais si on veut), j'ai fait une petite erreur en omettant 50 euros de réduction sur une de mes cartes avoir. J'y retourne donc.
Et là, miracle ... On parle. Et c'est là que y'a ce sentiment très désagréable qui nait en moi. Ce sentiment que, si toi aussi tu connais bien la loose, tu as déjà du éprouver aussi. Ce sentiment
qui s'appelle la culpabilité.
Et si le gros con, dans cette affaire, c'était moi ? Si, au lieu de laisser exploser ma rage de l'époque dans un article assez insultant juste pour faire rire les gens, j'étais allé carrément la
voir pour lui demander "Mais pourquoi tu me casses les couilles comme ça ?", est-ce que par hasard, ca aurait évité cette espèce de situation pathétique dans laquelle on s'est retrouvé par la suite
? J'ai légèrement tendance à penser que oui. Je me connais, je sais qu'une de mes grandes spécialités, c'est de me monter la tête. Je pensais juste que ca ne le faisait qu'avec les nanas, et pas
avec les gens avec qui je me prenais la tête. En tout cas y'a une chose d'absolument sure dans cette histoire, c'est que contrairement à ce dont je m'étais convaincu, elle n'avait clairement pas
tous les torts.
Alors bon tu te demandes où je veux en venir avec cette histoire, et si ca va finir avec une photo de moi montrant fièrement mes miches avec un beau petit bras d'honneur.
Eh bien non. Parce que la provoc, c'est bien joli, mais quand on sait qu'on à eu tort de faire quelque chose, le seul truc adulte et intelligent qui reste à faire est de le reconnaître. Alors en
conséquence ...
Je m'excuse très sincèrement envers toi, ancienne patronne, si un jour d'aventure tu repassais par là, pour avoir dit tout un tas de saloperies à ton encontre. On va pas se lancer dans un débat
sans fin pour savoir si effectivement je me suis monté la tête tout seul ou pas, dans le fond on s'en fout, la seule chose qui est parfaitement sure, c'est que je n'avais pas à faire cet article et
à le publier sur internet et pour ça j'en suis désolé. Je m'excuse aussi envers mon ancien employeur, si par le biais de mon article j'ai donné l'impression que ce travail était pourri, ce qui
n'est clairement pas le cas (oui, j'avoue même que travailler la bas me manque assez régulièrement).
Je conclurai cet article sur un petit dicton à méditer : on voit plus facilement la paille dans l'oeil de son voisin que la poutre dans le notre.
Ils sont venus, ils ont dit