Epilogue d'une soirée haut-saônoise.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, oui, ce blog survit difficilement à la crise financière qui nous accable tous. Les temps sont durs, parce que le temps c'est de l'argent, et l'argent est trop
cher, trop grand, la vie est on long fleuve tranquille. Cette explication justifie à elle seule mon manque d'activité Over-blogienne, ca n'a donc rien à voir avec le fait que ma vie est tellement
plate ces temps-ci que je n'ai rien envie de raconter. Qu'on se le tienne pour dit.
Bref.
Je rentrai donc en ce beau samedi dans la région de mon enfance, après on long périple d'au moins 50 minutes en autobus. La raison en était simple : je me trouvais sur La Liste. Faisant parti de
l'élite de la jeunesse vésulienne (si si, je t'assure, la bas, je fais jeune et je fais élite), j'ai été convié à la fête de la Flouze Team, des gens qui comme leur nom l'indique, ont du pognon
... ou des bières, je sais plus.
Accompagné par mon pote et néanmoins ami Panthoss le Magnifique, et sa récemment ressuscitée Twingo Perrier, nous arrivâmes donc en ce charmant petit village de Port sur Saône, réputé entre autre
pour son Festival du Folkore et son BJ.
Première constatation : les gens étaient tous déjà bien torchés à notre arrivée. L'ami Joke perdait un violent duel de Cap's à environ 17 à 2. Conséquence directe de ce fait : il a passé sa
soirée à danser et à dire de la merde. Mais n'est-ce pas l'apanage des plus grands ? Non ? Tant pis. Peu importe, ce soir , alors que je l'ignorais en arrivant, j'étais amené à écrire l'histoire.
A poser la première pierre de l'escalier qui monte vers ma gloire future. Sachant que quand j'aurai de la thune, je le remplacerai par un Escalator, parce que voyons les choses en face : à
presque 23 ans, les Escalators m'amusent toujours.
Car voyez vous, mes amis, est entré par la suite dans cette salle suintant l'alcool mon némésis, l'adversaire d'une vie, celui qui me tourmentait depuis au moins deux soirées chez BJ.
Sarah la Foraine.
Sarah la Foraine n'est pas vraiment une foraine, mais elle aurait pu. Et cette jeune fille a, parmi ses nombreuses particularités, celle de vouloir perpétuellement se battre avec moi. Et il est
vrai que, dans des endroits exigus peuplés d'objets inopportuns, il n'est pas toujours facile d'avoir le dessus. Mais ce soir, c'était différent. Ce soir, j'allais une fois pour toute mettre un
point final à cette feud qui durait depuis bien trop longtemps. Pas d'arbitres, pas de ceinture. Un No Disqualification match. Enhardi par la mixture que j'avais bu quelques minutes plus tôt
(y'avait quoi dans ce putain de verre ?) Je la provoquait pour un ultime combat, qui révélerait qui de l'homme fluet ou de la fière foraine méritait de partir la tête haute.
Le destin fut cruel envers la jeune Sarah. Car à force de regarder Edge porter des Spears (rien à voir avec la chanteuse) à tout va, je me suis senti possédé par une force mystique, et c'est
ainsi que j'ai porté mon premier Spear. Le match fut court mais hargneux, malheureusement pour elle, j'avais aussi retenu quelques prises de soumissions. Elle choisit d'abandonner face à tant de
technicité, m'épargnant ainsi le soin de lui faire une Swanton Bomb du haut d'une table.
Alors pour les néophytes qui ne comprennent pas le catch, en gros, j'ai marravé une nana et j'ai gagné !
Les mauvaises langues diront qu'elle était ivre. Je leur répondrai que jamais je ne me serais pris pour un catcheur si j'avais été sobre.
Donc voila, ca c'était mon heure de gloire.
Le reste ... Eh bien le reste n'était qu'une succession de looses plus pathétiques les unes que les autres, dans la directe lignée de ma longue carrière de dragueur à chier, incapable de ...
Bref, non, je ne geindrai pas. J'aurai certainement plus de chance de devenir Champion du Monde de la WWE que de réussir à aller où je veux dans le domaine sentimental mais ce sera la tête haute.
Enfin principalement la tête.
C'est donc comme j'étais parti que je suis revenu : assez blasé par la tournure généralement médiocre qu'est en train de prendre ma vie.
Mais dans ce brouillard de caca, il me reste un excellent souvenir.
Un baiser très spécial.
C'était bien.
Ils sont venus, ils ont dit