Mardi 3 juin 2008
Ce matin, je ne le savais pas encore, mais j'allais me bouffer une journée digne de celles de Jack Bauer. Les terroristes chiants en moins.
Réveil à 10h. Je suis censé libérer mon otage à 11h à la gare. Y'a trente minutes de trajet. On part à 35.
Le compte à rebours commence !
On s'arrete à une boulangerie histoire d'acheter à manger. On court à l'arret de bus parce que on sait qu'à pied on l'aura dans le cul. Pas de bus qui passe à temps. Juste à côté, la borne à VéloCité (nos Vélibs à nous, les Bisontins). Il en reste peu, on s'abonne en 2-2, on choisit notre monture. A ce moment là, le bon bus passe juste à côté de nous.
Auriane : - C'est pas celui là, le bus qu'on devrait prendre ?
Moi : - ... Non, non. Pédale, on est à la bourre.
Et tel les flics en string de Pacific Blue, nous traversons le vaste (ahah) centre-ville de Besançon, et au terme d'un effort harassant, nous arrivons à la gare, en sueurs, mais vivants. Limite asmathiques, mais vivants. Rrrr s'enfuit dans le TGV, je retourne à mon vélo, et je redescends.
Midi. L'heure de manger. Une question me taraude : "De manger quoi, bordel ????"
En effet, étant le digne fils de deux boulets qui ont du mal avec la communication, ma cargaison hebdomadaire de bouffe s'est perdue dans les limbes du Cantal. Il me reste en gros ... du riz. Je récupère un vieux reste de sauce soja, une boite de thon, et voila, le repas de fête.
Mais le temps file ! Je n'ai même pas le temps de gratter une de mes fesses courbaturées que je dois partir au boulot ! Joie !
Bon, au moment où je passe la porte, le temps ralentit. Et ce sera ainsi jusqu'à 19h. Personne. Nobody. Peau d'zob. Enfin si, des p'tits puceaux de 14 ans qui viennent jouer à Racedriver Grid sur la borne X Box. Et qui ont visiblement oublié le fait que l'être humain est doué du pouvoir de fermer sa gueule. C'est parti pour une heure non stop de commentaires bien sentis "Ah ah ! Je vous niquerais tous sur PS3 !" "Roh comment tu t'es poutré dans ce virage !" "Ouais mais moi je les prends à 90 !"
Je me demande à combien ça se prend, une tarte dans la gueule.
Et puis il y'a mon nez. Mon nez qui ne répond plus. Mon nez qui commence à se la jouer Chutes du Niagara, tandis que mes yeux piquent et ma gorge gratte. "Félicitations ! Vous avez gagné votre premier rhume des foins !". Je souffre en silence, tandis que j'apprends médusé que le très attendu BJ n'arrivera au final que demain. 'Culé !
Je sors du boulot, après qu'une panne de courant trop lol m'ait forcé à refaire toute la caisse une deuxième fois. Je vais au Monoprix pour m'acheter de quoi survivre dans les jours qui viennent (Bolognaise, chips Bret's saveur Poulet Braisé, paquet géant de M&'M's, pain américain Harris), je retourne au magasin parce que j'ai oublié mes clefs, je vais chez Pantoine pour qu'on mange ensemble. Je me retrouve avec trois types armés de hamburgers massifs à bouffer chez moi, et qui me squattent mon Guitar Hero, tout en parlant d'envahir la Pologne. C'est ça, l'amitié.
Pendant ce temps, moi je regarde la scène de la Lap-dance dans Boulevard de la Mort. Et je me dit que cette chanson déchire l'utérus de sa grand mère. Le cul de Vanessa Ferlito n'est pas mal non plus.
23h. Les potes se cassent. Je me retrouve seul. Et la, je cède à la tentation. Enfin, je vais pouvoir m'adonner pleinement à la chose que je rêvais secrètement de faire depuis ce matin, 10h ...
Aller faire un bon gros caca.
Et ça, même Jack Bauer ne le fait jamais !
Réveil à 10h. Je suis censé libérer mon otage à 11h à la gare. Y'a trente minutes de trajet. On part à 35.
Le compte à rebours commence !
On s'arrete à une boulangerie histoire d'acheter à manger. On court à l'arret de bus parce que on sait qu'à pied on l'aura dans le cul. Pas de bus qui passe à temps. Juste à côté, la borne à VéloCité (nos Vélibs à nous, les Bisontins). Il en reste peu, on s'abonne en 2-2, on choisit notre monture. A ce moment là, le bon bus passe juste à côté de nous.
Auriane : - C'est pas celui là, le bus qu'on devrait prendre ?
Moi : - ... Non, non. Pédale, on est à la bourre.
Et tel les flics en string de Pacific Blue, nous traversons le vaste (ahah) centre-ville de Besançon, et au terme d'un effort harassant, nous arrivons à la gare, en sueurs, mais vivants. Limite asmathiques, mais vivants. Rrrr s'enfuit dans le TGV, je retourne à mon vélo, et je redescends.
Midi. L'heure de manger. Une question me taraude : "De manger quoi, bordel ????"
En effet, étant le digne fils de deux boulets qui ont du mal avec la communication, ma cargaison hebdomadaire de bouffe s'est perdue dans les limbes du Cantal. Il me reste en gros ... du riz. Je récupère un vieux reste de sauce soja, une boite de thon, et voila, le repas de fête.
Mais le temps file ! Je n'ai même pas le temps de gratter une de mes fesses courbaturées que je dois partir au boulot ! Joie !
Bon, au moment où je passe la porte, le temps ralentit. Et ce sera ainsi jusqu'à 19h. Personne. Nobody. Peau d'zob. Enfin si, des p'tits puceaux de 14 ans qui viennent jouer à Racedriver Grid sur la borne X Box. Et qui ont visiblement oublié le fait que l'être humain est doué du pouvoir de fermer sa gueule. C'est parti pour une heure non stop de commentaires bien sentis "Ah ah ! Je vous niquerais tous sur PS3 !" "Roh comment tu t'es poutré dans ce virage !" "Ouais mais moi je les prends à 90 !"
Je me demande à combien ça se prend, une tarte dans la gueule.
Et puis il y'a mon nez. Mon nez qui ne répond plus. Mon nez qui commence à se la jouer Chutes du Niagara, tandis que mes yeux piquent et ma gorge gratte. "Félicitations ! Vous avez gagné votre premier rhume des foins !". Je souffre en silence, tandis que j'apprends médusé que le très attendu BJ n'arrivera au final que demain. 'Culé !
Je sors du boulot, après qu'une panne de courant trop lol m'ait forcé à refaire toute la caisse une deuxième fois. Je vais au Monoprix pour m'acheter de quoi survivre dans les jours qui viennent (Bolognaise, chips Bret's saveur Poulet Braisé, paquet géant de M&'M's, pain américain Harris), je retourne au magasin parce que j'ai oublié mes clefs, je vais chez Pantoine pour qu'on mange ensemble. Je me retrouve avec trois types armés de hamburgers massifs à bouffer chez moi, et qui me squattent mon Guitar Hero, tout en parlant d'envahir la Pologne. C'est ça, l'amitié.
Pendant ce temps, moi je regarde la scène de la Lap-dance dans Boulevard de la Mort. Et je me dit que cette chanson déchire l'utérus de sa grand mère. Le cul de Vanessa Ferlito n'est pas mal non plus.
23h. Les potes se cassent. Je me retrouve seul. Et la, je cède à la tentation. Enfin, je vais pouvoir m'adonner pleinement à la chose que je rêvais secrètement de faire depuis ce matin, 10h ...
Aller faire un bon gros caca.
Et ça, même Jack Bauer ne le fait jamais !
Par Tetora Abitbol
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Publié dans : Monde de Merde !
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Ils sont venus, ils ont dit