... m'a dit aujurd'hui ma conseillère de projet professionnel.
Alors d'accord, cette nana est probablement quelqu'un qui s'est retrouvé là parce qu'elle savait pas quoi foutre de sa licence de psycho. D'accord, elle dit peut être ça à tous les gens qu'elle
traite pour leur remonter le moral quand ils ont un coup de mou. D'accord, de toutes façons, être rare, ca veut rien dire ...
Bah n'empêche que ça m'a fait chaud au coeur. Et mine de rien, ce bilan de compétences, il me fait pas mal cogiter. Alors comme ce serait dommage que les réfléxions de mon cerveau fécond ne
profitent qu'à moi, et aussi un peu parce que sinon, j'ai pas d'article à faire pour mon blog, voilà où j'en suis aujourd'hui.
1) J'ai enfin mis le doigt sur LE métier. Celui que je rêve de faire, celui pour lequel je suis prêt à niquer la planète entière, sans distinction de race, de religion, de sexe, de cheveux
(mais pas les roux, faut pas déconner quand même). Ce métier, c'est celui de Scénariste.
Pourquoi ? Parce que. Pour moi c'est une évidence. Depuis que je suis en âge de comprendre la merde que je vois dans ma télé, je m'en suis toujours impreigné. De Imogène à Téléchat, en
passant par Les Inconnus ou Batman, mon enfance est comparable à celle d'un magnétoscope humain. J'enregistrait tout dans ma tête, et après j'inventais mes propres histoires. Et je les
faisais jouer à mes potes. Combien de fois j'ai entrainé mes pauvres couillons d'ami d'école dans des jeux basés sur des séries à succès genre Les Filles d'à Côté ?
Et puis après ça m'a poursuivi. J'ai découvert d'autres trucs. Le Caméléon, Tarantino (Pulp Fiction a 9 ans ca te forge le caractère), Les Nuls, Friends, et surtout les jeux vidéos. Tout ce
merdier télé-ciné-vidéoludique s'est mélangé dans ma tête et a masseré là dedans jusqu'à ce que je me mettre à écrire. Et des idées, il y'en a eu. Oh, ça oui !
Du Groupe Alabama, à R.A.I.N en passant par un nouveau scénario pour un jeu Resident Evil qui mélangeait tout le monde (et même que Wesker, c'était le frère d'Alexia Ashford) ... Et que
même encore maintenant, quand je marche dans la rue, je me passe des films dans ma tête, je visualise des scènes, je marche dans des merdes de chien ...
Bon, tout ça c'est bien beau, mais scénariste c'est un métier de merde. Au niveau stabilité j'entends. Bah ouais, faut que t'écrives quelque chose qui plaise. Et faut que tu le vendes. Et en
attendant, t'as pas le statut d'intermitent du spectacle donc tu touches pas le chomage ! Donc scénariste c'est bien, mais ca me fera pas vivre, enfin en tout cas pas au début. J'en arrive donc
au ...
2) Il me faut un autre métier. Et là aussi j'ai progressé. J'ai plusieures options. La vente. De jeux vidéos pour être précis. Parce que bon, la vente en soi, ca me déprimerait. Mais si je vendais
quelque chose dont je saurais parler avec le coeur, bah ca changerait tout. Le journalisme aussi. Mais bon, ça c'est comme scénariste, faut t'accrocher pour trouver du taf régulier. Et sinon, y'a
webmestre. Oui oui, fabriquer des sites internet. Il parait que ca paye et que ca marche. Et que y'a même un centre de formation à 50 m de chez moi. Alors why not ?
3) L'option la plus désagréable, mais qui bizzarement, m'effraie moins qu'avant : reprendre mes études. Pour avoir un DEUG, voire une Licence (soyons fou). Parce que le fait d'avoir fait des
métiers de merde t'ouvre les yeux sur ta capacité à endurer les choses de la vie. Et du coup, les Cours de Civilisation Européenne me font moins peur qu'avant. Je pourrais le faire. Et après
avec une Licence, bah je pourrais acceder à plein d'écoles sympas. Chères mais sympas. Ou juste me la péter.
Oui bon, certains me diront : si tu voulais vraiment bosser, t'irais postuler au Quick. D'accord. Mais j'ai besoin de faire quelque chose qui me permette de m'exprimer. Et les Chicken Dips, c'est
pas vraiment ça. Et pis hop, merde à la langue de bois : personne ne veut bosser au Quick, bordel !
Voila. Ma vie professionelle passe du néant à un brouillon, et ça c'est toute une amélioration.
Et sinon, pendant ce temps là, je concrétise un des aspects de 2008 évoqués dans ma dernière vidéo. Car aujourd'hui ...
... j'ai mangé des frites.
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